Coup de balai “digital” en Estonie

Ahti Heinla, programmeur de Skype, et Rainer Nolvak, fondateur de Delfi, ont utilisé un logiciel basé sur le système de positionnement GPS pour traquer les déchets. Ils ont établi une carte des dépôts d’ordures illégaux dans toute l’Estonie.

 

Deux spécialistes estoniens de l’informatique ont mobilisé samedi 40000 volontaires pour nettoyer le petit pays balte des ordures déversées dans la nature, à l’aide d’un programme informatique qu’ils ont spécialement créé. Ahti Heinla, programmeur du logiciel Skype, et Rainer Nolvak, fondateur de Microlink et de Delfi, ont utilisé un logiciel basé sur Google Earth et sur le système de positionnement GPS, utilisant la téléphonie mobile, pour établir une carte des dépôts d’ordures illégaux dans toute l’Estonie. Ce pays, qui a retrouvé son indépendance en 1991 après la dissolution de l’URSS, est membre de l’Union européenne depuis mai 2004

Opération sensibilisation

Les sites signalés étaient accompagnés de descriptions et de photos ce qui permettaient aux volontaires d’accèder facilement sur les lieux à nettoyer. Une campagne d’information avait été menée depuis février dans les médias et sur internet pour mobiliser les Estoniens. “Plus de 40.000 volontaires ont participé à la campagne samedi et nous sommes très satisfaits des résultats”, s’est félicité Tinna Urm, la porte-parole de la campagne lors d’un point de presse en fin de la journée de nettoyage. “Le but ne fut pas seulement de nettoyer les forêts et les champs des énormes quantités d’ordures déversées. Nous avons voulu mener une campagne de sensibilisation sur ce problème pour aider à protéger la nature pour les générations à venir”, a ajouté la porte-parole.

Nettoyage de cerveau

Il ne s’agissait pas uniquement de nettoyer les forêts. Nous avons voulu aussi, en quelque sorte, nettoyer les cerveaux de ceux qui ont jeté ces ordures dans la nature”, a-t-elle précisé. La campagne surnommée “Teeme Ara 2008″, ce qui veut dire en estonien “Faisons-le”, a couvert la totalité des 45.227 kilomètres carrés de l’Estonie, pays de 1,3 million d’habitants. “Le logiciel fourni par Ahti Heinla reflète l’attitude high tech qui existe en Estonie, où l’informatique est présente dans presque tous les domaines de la vie, comme les parkings, la fiscalité par internet ou les réunions du gouvernement, qui se font sans documents sur papier”, a précisé Rainer Nolvak.

En fin de compte, ce logiciel innovant créé pour l’occasion fait entrer virtuellement la campagne de nettoyage dans les salons des Estoniens, qui peuvent suivre de chez eux le progrès de la campagne en temps réel, soulignaient les organisateurs. Quatre-vingts pour cent des ordures ramassées seront triées pour être recyclées, contre 10 pour cent recyclés en moyenne.

Robin Carcan (Avec AFP)

Allemagne : Lidl espionne ses salariés

L’enseigne de discount Lidl a avoué établir des dossiers sur ses salariés afin de “détecter les manquements professionnels”. Constitués à partir de vidéos filmées à l’insu du personnel et de rapports de détectives privés, ils compilent informations sur la vie privée des employés et jugements arbitraires sur leurs comportements.

“Mme T. téléphone avec son ami, ils parlent du repas du soir. Bien qu’elle sache que le magasin est plein et qu’il y a encore de nombreuses choses à faire, elle lui promet de partir à la fin de son service, ce qu’elle fait à 15 heures”, peut-on lire dans un rapport. Dans un autre, un informateur relate la conversation de deux employées. Apparemment, elles n’ont pas la moindre envie de se rendre à une formation interne dont elles ne comprennent pas le sens “et à laquelle elles refusent d’emblée de participer activement”. Le mouchard ? Une caméra de surveillance installée, à l’origine, contre le vol. Mais les détectives engagés par l’enseigne vont encore plus loin. Ainsi, le cercle d’amis de telle salariée est “constitué de drogués”, une autre employée est “au bord de la faillite personnelle”…

C’est le magazine Stern qui a soulevé le scandale la semaine dernière, après être entré en possession de plusieurs centaines de pages de protocoles internes. Naturellement, ces pratiques contreviennent à la législation allemande ; une enquête officielle a d’ores et déjà été annoncée. Mercredi soir le discounter, déjà connu comme le loup blanc pour son opposition acharnée à toute représentation des salariés dans ses filiales, s’excusait de ses pratiques sur le site Internet du magazine. Selon toute vraisemblance, cela ne lui évitera pas des actions en justice.

News Grande-Bretagne _ Le contrat de travail en Grande-Bretagne

La législation du travail britannique est bien plus légère que la législation française. Les minima fixés par la loi ne protégent souvent que les salariés du bas de l’échelle. Il n’existe pas de conventions collectives étendues. Cependant timidité de la législation ne signifie pas absence de droit du travail.

Ci dessous un résumé des grandes lignes développées lors du petit déjeuner animé par Julie Cailleux et Jean-Marc Vouillemin.

Le droit du travail britannique existe et repose sur le contrat de travail. Tout ce qui n’est pas imposé par la loi est déterminé par le contrat. Dans ce contexte, l’absence de contrat de travail écrit ne donne pas plus de liberté à l’employeur, mais est source d’incertitudes et de conflits. Consacrer quelques heures à la rédaction de ce document vous évitera bien des problèmes en cas de conflit. Il n’existe pas de contrat standard : L’entreprise décide les clauses de son contrat.
Celui-ci est beaucoup plus précis qu’un contrat français et peut être long de plus de 5 pages en raison d’un manque de lois et de conventions collectives.
Consacrer quelques heures à la rédaction de ce document évite souvent à l’employeur bien des problèmes en cas de conflit.

Il n’existe pas de contrat standard et bien qu’il existe des mentions obligatoires, l’entreprise décide les clauses de son contrat.

Il existe tout de même certains minima légaux comme par exemple :

- Salaire minimum : £5.52/heure (salariés de plus de 22 ans)
- 48 heures/semaine (salarié peut déroger par écrit s’il veut travailler plus)
- Repos hebdomadaire obligatoire de 24H
- 11H de repos entre deux journées de travail
- 20 minutes de repos journalier
- Congés payés : 4 semaines + 8 jours fériés

Il n’existe pas de règlementation sur les heures supplémentaires, elles peuvent être rémunérées ou pas.

Préavis :
- Démission : Une semaine
- Licenciement : Une semaine par année d’ancienneté (plafond de 12 semaines)
 

Maladie :
- L’indemnité maladie (SSP) à laquelle tout employé à droit est de £72 /semaine après une carence de 3 jours, mais les sociétés peuvent offrir un montant plus élevé.
- On doit attendre 7 jours avant de demander un certificat médical à l’employé
- Des clauses sont souvent mises dans le contrat afin d’éviter l’abus des jours absents payés (mais si les clauses sont inégales entre contrats, il existe un risque de discrimination)
- Certaines sociétés offrent une prime de présence afin d’éviter l’abus

Contrat à durée déterminée
- Peu de nécessité de recruter des CDD : Il n’y a pas de différences de règlementation pour la rupture de contrat de travail entre CDD et CDI.
- Un CDD est utile quand la mission est temporaire.
- Le non-renouvellement du CDD est un licenciement, on doit donner la cause du licenciement
- Il existe deux types de CDD : les CDD à durée fixe ou les CDD résiliable par préavis avant le terme.

Protection sociale

Elle est gratuite en Grande-Bretagne mais seulement le minimum est offert.

Il existe une Protection sociale complémentaire (employee benefits) (Retraite – Décès -Incapacité de travail-Maladies graves -Soins médicaux)
Celle-ci varie en fonction du salarié: d’environ 6% du salaire pour un employé à 20% du salaire pour un cadre supérieur.

Les avantages de la protection sociale complémentaire sont multiples. Elle motive l’employé / elle peut être donnée comme récompense / elle protège l’employeur : les traitements sont mieux et plus rapides que ceux du NHS, l’employé pourra reprendre le travail plus rapidement/ les charges ne sont pas imposées sur le chiffre d’affaires

Mais :

- L’employé doit comprendre le package, sinon il ne l’appréciera pas
- Il est dur d’obtenir un package pour seulement une personne, il est mieux d’avoir un package standard.
- Il n’y a pas de formule fixe, il peut changer en fonction des sociétés et des employés